đ đ 1ïžâŁ PremiĂšre attaque : le 22 dĂ©cembre 2025
Lâattaque DDoS qui a embrasĂ© les services numĂ©riques de La Poste a commencĂ© Ă frapper le lundi 22 dĂ©cembre 2025 â pile quand tout le monde veut savoir oĂč est mon colis ? et pourquoi ma banque ne rĂ©pond pas ?
Ă ce moment-lĂ , les sites Web, applications, le suivi Colissimo, Digiposte et lâaccĂšs mobile de La Banque Postale ont Ă©tĂ© rendus inaccessibles pendant plusieurs jours.
Pourquoi est-ce drĂŽle (si lâon peut dire) ? Parce que câest la pĂ©riode la plus critique de lâannĂ©e pour un service postal, avec des centaines de millions de colis traitĂ©s. Et là ⊠panne.
đ Chiffres donnĂ©s par La Poste : des milliards de tentatives de connexion par seconde ont Ă©tĂ© envoyĂ©es vers leurs serveurs pendant les attaques, saturant tout sur leur passage.
(Alors oui, on entend parfois âun milliard de requĂȘtesâ, mais lĂ , câest au-delĂ â façon âon nâa pas de limite, on vous noieâ.)
đ đ 2ïžâŁ DeuxiĂšme attaque : le 1er janvier 2026
Comme si la premiĂšre nâavait pas suffi, le 1er janvier Ă environ 03h30 du matin, alors que beaucoup commençaient Ă soupirer aprĂšs les festivitĂ©s, La Poste a Ă©tĂ© frappĂ©e à nouveau par une attaque DDoS du mĂȘme genre.
Cette fois, les systĂšmes numĂ©riques sont restĂ©s hors ligne jusquâĂ ~17h00, le temps que les Ă©quipes de cybersĂ©curitĂ© rassemblent courage et cafĂ©. La Tribune
đ° đŁ Quand La Poste a fait ses annonces
Dans le premier cas, la communication a été progressive :
- 22 dĂ©cembre 2025 â premiĂšres confirmations dâun âincident DDoS massifâ sur les services en ligne. Silicon.fr
- Pendant les jours suivants â suivi des colis et autres applis Ă©taient encore dĂ©gradĂ©s. SiĂšcle Digital
Pour la seconde attaque :
- 1er janvier 2026 â La Poste reconnaĂźt lâincident sur ses canaux, puis confirme le rĂ©tablissement en fin dâaprĂšs-midi.
đ„ đ Ce que ces attaques ont impliquĂ©
â Services en ligne indisponibles
Suivi dâun Colissimo ? Oubliez.
Connexion Ă votre banque en ligne ? Patience.
AccĂšs Ă Digiposte ? ChargementâŠ
â Bref, lâinternet postal a dĂ©clarĂ© forfait.
đŠ Logistique physique intacte, mais psychologique KO
Heureusement, les colis ont continuĂ© dâĂȘtre distribuĂ©s physiquement, mĂȘme si les clients ne pouvaient ni vĂ©rifier lâĂ©tat de leurs colis ni faire grand-chose numĂ©riquement.
đŠ Banque en ligne : ça coince, mais ça passe
La Banque Postale a confirmĂ© que les accĂšs en ligne Ă©taient affectĂ©s mais que les paiements par SMS ou en physique restaient possibles â salut dualitĂ© stratĂ©gique.Â
đïž đŁ Les revendications (coupables autographes)
Un groupe dâhacktivistes pro-russe nommé NoName057(16) a revendiquĂ© la premiĂšre attaque, via leurs canaux habituels. ZATAZ
Ce collectif, dĂ©jĂ connu pour des campagnes contre des infrastructures europĂ©ennes et nord-atlantiques, sâest vantĂ© â Ă©videmment â dâavoir ciblĂ© La Poste, un symbole logistique national. ZATAZ
Pour la deuxiĂšme attaque, mĂȘme si lâappĂ©tit semble le mĂȘme, câest plus une rĂ©pĂ©tition de âon peut frapper deux foisâquâune revendication phrasĂ©e hollywoodienne.
đ€Ż đĄïž Pourquoi ces attaques sont si difficiles Ă dĂ©tourner
Une attaque DDoS (Distributed Denial of Service) ne consiste pas Ă pirater une base de donnĂ©es mais Ă submerger des serveurs par des flots artificiels de requĂȘtes jusquâĂ ce quâils nâarrivent plus Ă rĂ©pondre aux vrais utilisateurs.
đ Quelques raisons qui rendent ce problĂšme profondĂ©ment dĂ©sagrĂ©able :
- Trafic massif : des centaines de milliers â voire des millions â dâadresses IP zombies coordonnĂ©s attaquent en mĂȘme temps, ce qui ressemble Ă un tsunami numĂ©rique impossible Ă arrĂȘter par simple blocage dâune IP.
- RĂ©seaux saturĂ©s : mĂȘme avant dâatteindre les serveurs, lâinfrastructure rĂ©seau elle-mĂȘme peut ĂȘtre saturĂ©e.
- Infrastructure partagĂ©e : si plusieurs services transitent par un mĂȘme point de connexion (web, app, suivi, etc.), tout tombe ensemble. CyberDesserts
Bref : bloquer une DDoS, ce nâest pas comme verrouiller une porte â câest comme essayer dâarrĂȘter une pluie de mĂ©tĂ©ores avec un parapluie.
đ đ Et les donnĂ©es ? FranceConnect ? PitiĂ©, rassurez-nousâŠ
Câest ici que les lecteurs paniquent un peu trop vite avec un âEt si mes donnĂ©es perso ont Ă©tĂ© volĂ©es ?â đ€Ż
đ Bonne nouvelle (relativement) : les attaques DDoS ne permettent pas lâextraction de donnĂ©es, car elles ne pĂ©nĂ©trent pas dans les systĂšmes : elles les étouffent, mais ne fouillent pas dans vos dossiers.
â Autrement dit : Tant que La Poste maintient ses contrĂŽles internes, vos donnĂ©es FranceConnect, bancaires ou administratives ne sont pas âvolĂ©esâ par une DDoS, contrairement Ă un vrai hack de type injection ou exploitation de vulnĂ©rabilitĂ©.
Maintenant, attention au conditionnel : la saturation de services peut rĂ©vĂ©ler des points faibles, et dans un monde idĂ©al il faudrait vĂ©rifier sâil nây a pas eu dâautres vecteurs combinĂ©s. Mais pour lâinstant, aucune fuite de donnĂ©es confirmĂ©e.
đ§ đ Leçons de ces attaques
- Une attaque DDoS peut rendre indisponibles mĂȘme les plus grands services publics, mĂȘme en France đ«đ·.
- La planification (NoĂ«l, Nouvel An) nâest pas accidentelle â câest du marketing de frustration.
- Tant que vos serveurs ont des « chokepoints » sensibles, saturer un point Ă©quivaut Ă faire tomber tout lâĂ©difice.
- Les vraies violations de donnĂ©es sont autre chose, mais une DDoS peut ĂȘtre utilisĂ©e comme diversion â donc vigilance constante.
đ đ Conclusion (sarcastiquement sĂ©rieuse)
La Poste nâa pas seulement subi deux attaques DDoS en moins de deux semaines â elle a offert un cas dâĂ©cole de gestion de crise dans un monde hyperconnectĂ©. Quand vos services centraux tombent plus vite que les dĂ©corations de NoĂ«l aprĂšs le 25 , on se rend compte que mĂȘme les gĂ©ants publics ne sont pas immunisĂ©s contre « câest trop de requĂȘtes, mon bon monsieur ».
Et pendant que les colis continuent leur aventure physique dans le monde rĂ©el, lâinternet postal, lui, se fait littĂ©ralement saturer sans pitiĂ© par des milliards de clics simulĂ©s.
đĄïžđ„ DDoS Ă La Poste : comment on Ă©vite de rejouer le mĂȘme film (spoiler : pas avec de la chance)
Les deux attaques DDoS subies par La Poste ont rappelé une vérité simple et brutale :
đ la disponibilitĂ© est devenue un enjeu de sĂ©curitĂ© aussi critique que la confidentialitĂ©.
Quand un service public interconnectĂ©, bancaire, logistique et administratif tombe, ce nâest pas âjuste un site web HSâ, câest un morceau de lâĂtat numĂ©rique qui suffoque.
Alors voyons comment on se protĂšge sĂ©rieusement contre ce type dâattaque, et surtout pourquoi câest si compliquĂ©.
đđ§š Comprendre le problĂšme : un tsunami, pas un cambriolage
Une attaque DDoS, ce nâest pas un hacker solitaire dans une cave.
Câest :
- des milliers voire millions de machines compromises (botnets),
- réparties sur toute la planÚte,
- gĂ©nĂ©rant un trafic âlĂ©gitime en apparenceâ,
- à un volume totalement irréaliste pour une infrastructure classique.
đ RĂ©sultat :
MĂȘme sans faille, mĂȘme avec des systĂšmes Ă jour, tout tombe si le rĂ©seau est saturĂ©.
Bloquer une DDoS, ce nâest pas âcorriger une vulnĂ©rabilitĂ©â â
đ câest tenir une ligne de front face Ă une armĂ©e invisible.
âïžđ§č 1ïžâŁ Le bouclier indispensable : les centres de âscrubbingâ
La seule vraie rĂ©ponse Ă une DDoS massive, câest la dilution du trafic.
đŻ Principe
Tout le trafic entrant passe par :
- des CDN géants,
- des filtres spécialisés,
- capables dâabsorber des tĂ©rabits par seconde.
Les requĂȘtes lĂ©gitimes passent.
Les requĂȘtes toxiques sont âlavĂ©esâ (scrubbed).
đ§ Traduction SecuSlice
Si votre infra ne peut pas absorber plus que ce que peut gĂ©nĂ©rer un botnetâŠ
vous avez déjà perdu avant de commencer.
đđŠÂ 2ïžâŁ CDN partout, tout le temps
Un CDN bien configuré permet :
- de répartir la charge mondialement,
- dâĂ©viter un point de chute unique,
- de rendre lâattaque beaucoup plus coĂ»teuse pour lâattaquant.
Mais attention â ïž
đ âAvoir un CDNâ â âĂtre protĂ©gĂ©â
Il faut :
- du Anycast,
- des rÚgles anti-abus agressives,
- une priorisation du trafic critique (banque, authentification, API).
đđ§  3ïžâŁ Segmenter, encore et toujours

Crédit : https://media.geeksforgeeks.org
Lâun des risques majeurs observĂ©s lors des attaques contre La Poste :
đ trop de services impactĂ©s en cascade.
Bonne pratique essentielle
- Séparer strictement :
- services publics,
- services bancaires,
- briques dâauthentification,
- interconnexions Ă©tatiques (coucou FranceConnect đ).
đ Une DDoS sur un service public ne devrait JAMAIS impacter une chaĂźne dâauthentification critique.
đđ§Ż 4ïžâŁ DDoS = parfois une diversion
Et câest lĂ que les RSSI commencent Ă transpirer.
Une DDoS peut servir Ă :
- saturer les SOC,
- dĂ©tourner lâattention,
- masquer une attaque plus discrĂšte (vol dâidentifiants, accĂšs interne, exfiltration).
Ce que La Poste a dû (et doit) vérifier
- logs dâauthentification,
- accĂšs admin pendant la panne,
- flux sortants anormaux,
- comportements atypiques post-incident.
đ Une DDoS nâexfiltre pas de donnĂ©es.
đ Mais elle peut ouvrir une fenĂȘtre temporelle dangereuse.
đ§©â ïž 5ïžâŁ Le cas FranceConnect : pourquoi ça fait peur
La Poste étant interconnectée avec FranceConnect, une question revient en boucle :
âEt si lâattaquant avait rĂ©cupĂ©rĂ© des donnĂ©es ?â
Factuellement
- Aucune fuite confirmée.
- Pas dâindice dâintrusion.
- La DDoS nâest pas un vecteur dâextraction.
Mais stratĂ©giquementâŠ
đ Toute interconnexion Ă©tatique augmente la surface de risque
đ Toute indisponibilitĂ© fragilise la confiance citoyenne
Et ça, pour un service public, câest un enjeu politique autant que technique.
đ§Șđ 6ïžâŁ Ce quâil faut tester AVANT la prochaine attaque
Parce quâil y aura une prochaine attaque. Toujours.
Checklist minimale :
- đ„ tests de charge rĂ©alistes,
- đĄ simulations DDoS avec prestataire,
- đ seuils de dĂ©gradation acceptables dĂ©finis,
- đŁ plan de communication prĂȘt avant la crise,
- đ§âđ» Ă©quipes entraĂźnĂ©es (pas en live le 24 dĂ©cembre).
đđ Conclusion SecuSlice
La Poste nâa pas Ă©tĂ© âmalchanceuseâ.
Elle a Ă©tĂ© ciblĂ©e parce quâelle est critique, visible, symbolique.
Les attaques DDoS modernes ne cherchent pas :
- Ă voler,
- Ă sâintroduire,
- mais à  faire tomber la façade numérique.
Et dans un monde oĂč :
- lâidentitĂ© est en ligne,
- la banque est en ligne,
- lâadministration est en ligneâŠ
đ La disponibilitĂ© devient une question de souverainetĂ©.
La vraie question nâest donc pas âcomment Ă©viter une DDoSâ,
mais âcombien de temps peut-on tenir quand elle arriveâ.
