đŸ„–đŸ‡«đŸ‡· Intrusion au MININT : mot de passe Ă  6 chiffres, dĂ©tection en 26 jours
 et standing ovation

🎭 La grande classe à la française


Il y a des incidents de cybersécurité qui forcent le respect.
Et puis il y a l’intrusion du fichier TAJ au sein du MinistĂšre de l’IntĂ©rieur MININT, qui relĂšve plutĂŽt du vaudeville numĂ©rique, avec rideau rouge, portes qui claquent et pantalon sur les chevilles.

Rappelons les faits, calmement, sans hurler (pour l’instant).

Un pirate amateur, sans exploit zero-day, sans malware sophistiquĂ©, sans APT sponsorisĂ©e par un État hostile, a accĂ©dĂ© pendant 26 jours Ă  l’un des fichiers les plus sensibles de la RĂ©publique française.
Comment ?
âžĄïž Un identifiant et un code Ă  6 chiffres, partagĂ©s en clair dans un email.

Pas de phishing avancé.
Pas de contournement MFA.
Pas de compromission AD complexe.

Juste
 un mot de passe. À. Six. Chiffres.

Rideau.


🔐 Pendant ce temps-là, chez les citoyens


Pendant que le TAJ s’ouvre comme une porte de garage mal fermĂ©e, le citoyen français, lui, vit sous un rĂ©gime de sĂ©curitĂ© digne d’un bunker suisse :

  • 🔁 Changement de mot de passe tous les 6 mois
  • 🔱 12 caractĂšres minimum
  • 🔡 Majuscules, minuscules, chiffres, caractĂšres spĂ©ciaux
  • đŸš« Interdiction de rĂ©utilisation
  • 🧠 Et surtout : “ne le notez nulle part”

Mais pour 16,4 millions de personnes fichĂ©es, on se contente visiblement d’un PIN de boĂźte vocale.

La cohĂ©rence ? Elle a dĂ» ĂȘtre classĂ©e confidentiel dĂ©fense.


đŸ—‚ïž Le TAJ : ce n’est pas un fichier Excel de club de pĂ©tanque

Petit rappel pour ceux qui auraient ratĂ© l’épisode prĂ©cĂ©dent.

Le TAJ (Traitement des Antécédents Judiciaires) contient :

  • des personnes mises en cause (pas forcĂ©ment condamnĂ©es),
  • des victimes,
  • des tĂ©moins,
  • des donnĂ©es personnelles lourdes,
  • des Ă©lĂ©ments utilisĂ©s dans des enquĂȘtes judiciaires.

Ce fichier est consultĂ© quotidiennement par les forces de l’ordre, les magistrats, et influe directement sur :

  • des contrĂŽles,
  • des gardes Ă  vue,
  • des enquĂȘtes,
  • parfois des carriĂšres.

👉 Ce n’est pas une base annexe.
👉 C’est un cƓur nuclĂ©aire du SI rĂ©galien.

Et pourtant
 aucune alerte pendant 26 jours.


⏱ 26 jours : le vrai scandale n’est pas le mot de passe

Soyons clairs :
Le mot de passe Ă  6 chiffres est ridicule.
Mais le vrai scandale, le vrai, c’est celui-ci :

26 jours d’intrusion sans dĂ©tection.

Vingt-six.
Pas 26 minutes.
Pas 26 heures.

📉 Cela signifie probablement :

  • ❌ pas de surveillance comportementale,
  • ❌ pas de corrĂ©lation de logs efficace,
  • ❌ pas d’alertes sur accĂšs anormaux,
  • ❌ pas de SOC rĂ©ellement opĂ©rationnel sur ce pĂ©rimĂštre.

Ou pire :
âžĄïž des alertes qui existent mais que personne ne regarde.

La cybersĂ©curitĂ© moderne ne repose plus uniquement sur “empĂȘcher l’accĂšs”, mais sur dĂ©tecter vite et rĂ©agir fort.
Ici, on a fait ni l’un, ni l’autre.


📧 Le mail en clair : le classique Ă©ternel

Le détail qui fait mal :
👉 Les identifiants Ă©taient partagĂ©s dans un email, en clair.

En 2025.

Dans une administration centrale.

Sur un systĂšme ultra-sensible.

C’est l’équivalent numĂ©rique de :

“La clĂ© du coffre est sous le paillasson, mais attention, coffre trĂšs sĂ©curisĂ©.”

On parle ici d’un anti-pattern de sĂ©curitĂ© connu depuis 20 ans :

  • pas de secret dans les mails,
  • pas de partage d’identifiants,
  • pas de comptes gĂ©nĂ©riques,
  • pas de mots de passe statiques.

Et pourtant
 bingo.


đŸ§‘â€đŸ’» Le pirate : pas un gĂ©nie, juste opportuniste

Autre élément glaçant :
Le pirate n’est pas un expert.

Pas de tooling avancé.
Pas d’infrastructure sophistiquĂ©e.
Pas de dissimulation particuliĂšre.

👉 Un amateur.

Ce qui signifie une chose trĂšs simple :

Si lui y est arrivĂ©, d’autres auraient pu.
Et eux n’auraient peut-ĂȘtre rien dit.


đŸ›ïž État exemplaire, sĂ©curitĂ© exemplaire ?

L’État adore rappeler aux entreprises :

  • leurs obligations,
  • leurs responsabilitĂ©s,
  • leurs manquements,
  • leurs retards de mise en conformitĂ©.

Mais ici, on est face à une leçon inverse :

  • pratiques indignes d’une PME des annĂ©es 2000,
  • sĂ©curitĂ© procĂ©durale inexistante,
  • culture SSI manifestement dĂ©faillante sur un pĂ©rimĂštre critique.

La cybersĂ©curitĂ©, ce n’est pas :

“On est l’État, donc on est sĂ©rieux par dĂ©finition.”

C’est :

des processus, des contrÎles, des audits, des alertes, et des humains formés.


🧯 Ce que cet incident rĂ©vĂšle vraiment

Cet incident n’est pas un accident isolĂ©.
Il révÚle :

  • đŸ§± une sĂ©curitĂ© pensĂ©e en silos,
  • đŸȘŸ des angles morts opĂ©rationnels,
  • 🧠 une culture SSI encore trop administrative,
  • 🛑 une absence de remise en question structurelle.

Changer le mot de passe aprĂšs coup ne suffira pas.
Ajouter une note interne non plus.


🚹 Conclusion : la charlotade qui doit servir d’électrochoc

Oui, c’est grotesque.
Oui, c’est inquiĂ©tant.
Oui, c’est indigne d’un État moderne.

Mais surtout :
👉 c’est un avertissement.

Pas seulement pour le MinistĂšre.
Mais pour toutes les organisations qui pensent encore que :

  • “ça n’arrive qu’aux autres”,
  • “on est trop petits / trop gros / trop institutionnels pour ĂȘtre ciblĂ©s”,
  • “on a dĂ©jĂ  des mots de passe”.

La cybersĂ©curitĂ© ne pardonne pas l’amateurisme.
Et elle n’a aucun respect pour les titres ou les institutions.


đŸŽȘ NIS2 vs rĂ©alitĂ© : quand la directive rencontre le mot de passe Ă  6 chiffres

đŸ§Ÿ NIS2, ce n’est pas un flyer de sensibilisation

La directive NIS2 n’est pas une vague recommandation gentiment posĂ©e sur une Ă©tagĂšre poussiĂ©reuse de la conformitĂ© europĂ©enne.
C’est un cadre rĂ©glementaire structurant, adoptĂ© par l’Union europĂ©enne, avec des obligations claires, opposables, et surtout
 sanctionnables.

Sur le papier, NIS2 impose :

  • une gouvernance cyber formalisĂ©e,
  • des mesures techniques adaptĂ©es au risque,
  • une capacitĂ© de dĂ©tection et de rĂ©action,
  • une responsabilitĂ© directe des dirigeants.

Dans la vraie vie ?
👉 Un code à 6 chiffres dans un email.

Le contraste est si violent qu’il mĂ©rite presque un prix d’art contemporain.


đŸ§‘â€âš–ïž Obligation n°1 NIS2 : la responsabilitĂ© du management

Sous NIS2, fini le “c’est un problùme IT”.
Les dirigeants sont personnellement responsables de la cybersécurité de leur organisation.

Ils doivent :

  • valider les mesures de sĂ©curitĂ©,
  • s’assurer de leur mise en Ɠuvre effective,
  • suivre les indicateurs,
  • et rendre des comptes.

Alors posons la question, naĂŻvement :

âžĄïž Qui a validĂ© qu’un accĂšs Ă  un fichier ultra-sensible pouvait reposer sur :

  • un identifiant partagĂ©,
  • un code Ă  6 chiffres,
  • transmis en clair par email ?

Parce que sous NIS2, ce genre de dĂ©cision ne s’évapore pas dans l’organigramme.
Elle remonte. TrĂšs haut.


🔐 Obligation n°2 : gestion des identitĂ©s et des accĂšs (IAM)

NIS2 insiste lourdement sur un point pourtant basique :

“Limiter l’accĂšs aux systĂšmes aux seules personnes autorisĂ©es.”

ConcrĂštement, cela implique :

  • des comptes nominatifs,
  • des secrets robustes,
  • une authentification forte (MFA),
  • la traçabilitĂ© des accĂšs,
  • la suppression des comptes inutilisĂ©s.

Dans le cas du TAJ :

  • ❌ identifiant partagĂ©,
  • ❌ secret faible,
  • ❌ aucune authentification forte connue,
  • ❌ traçabilitĂ© inefficace (26 jours
).

Sous NIS2, ce n’est pas une “amĂ©lioration Ă  prĂ©voir”.
👉 C’est une non-conformitĂ© frontale.


👀 Obligation n°3 : dĂ©tection et surveillance continue

LĂ  oĂč l’affaire devient franchement comique (jaune), c’est sur la dĂ©tection.

NIS2 impose :

  • une surveillance continue,
  • des mĂ©canismes de dĂ©tection d’incidents,
  • une capacitĂ© de rĂ©ponse rapide.

Or ici :

  • intrusion pendant 26 jours,
  • sans alerte,
  • sans interruption,
  • sans rĂ©action.

Ce qui signifie au minimum :

  • pas de SOC efficace,
  • ou un SOC aveugle,
  • ou un SOC ignorĂ©.

Dans tous les cas, NIS2 hurle “dĂ©faillance majeure”.


⏰ Obligation n°4 : notification des incidents

Sous NIS2 :

  • notification prĂ©coce sous 24h,
  • rapport intermĂ©diaire,
  • rapport final dĂ©taillĂ©,
  • transparence vis-Ă -vis des autoritĂ©s compĂ©tentes (en France : l’ANSSI).

Mais encore faut-il
 dĂ©tecter l’incident.

Un incident invisible pendant presque un mois, c’est :

  • un risque de fuite massive,
  • une incapacitĂ© Ă  contenir l’attaque,
  • une perte totale de maĂźtrise.

Sous NIS2, ce type de retard peut entraĂźner :

  • des sanctions financiĂšres,
  • des injonctions correctives,
  • une exposition politique sĂ©vĂšre.

📊 Obligation n°5 : analyse de risque rĂ©elle (pas PowerPoint)

NIS2 demande une analyse de risque adaptée aux actifs critiques.

Soyons honnĂȘtes :

  • le TAJ est un actif critique,
  • Ă  forte valeur,
  • Ă  fort impact sociĂ©tal,
  • Ă  risque Ă©levĂ©.

Donc il aurait dû bénéficier :

  • des mesures les plus strictes,
  • d’un contrĂŽle renforcĂ©,
  • d’audits rĂ©guliers,
  • de tests d’intrusion,
  • de scĂ©narios d’abus internes et externes.

Manifestement, l’analyse de risque a dĂ» conclure :

“Risque acceptable : 6 chiffres suffiront.”


🧠 NIS2 parle aussi de culture cyber. Aïe.

La directive insiste sur un point souvent négligé :

la formation et la sensibilisation.

Partager des identifiants par email, ce n’est pas :

  • un bug technique,
  • un oubli ponctuel,
  • un cas isolĂ©.

C’est un symptîme culturel :

  • banalisation du contournement,
  • absence de rĂ©flexes SSI,
  • perception de la sĂ©curitĂ© comme une contrainte administrative.

NIS2 vise précisément à détruire cette culture.
Visiblement, le message n’est pas encore arrivĂ© Ă  destination.


🎯 Et si c’était une entreprise privĂ©e ?

Prenons un instant pour rire franchement.

Si une entreprise privée :

  • stockait des donnĂ©es aussi sensibles,
  • avec un mot de passe Ă  6 chiffres,
  • partagĂ© en clair,
  • sans dĂ©tection pendant 26 jours,

elle serait :

  • auditĂ©e,
  • sanctionnĂ©e,
  • exposĂ©e mĂ©diatiquement,
  • probablement poursuivie.

Mais quand c’est l’État ?
👉 On parle d’“incident regrettable”.

NIS2 ne fait pourtant aucune distinction philosophique :

le risque est le risque, quel que soit le logo sur la porte.


🧯 Conclusion : NIS2 comme miroir cruel

L’affaire du TAJ est un cas d’école inversĂ© :

  • tout ce que NIS2 cherche Ă  corriger,
  • concentrĂ© en un seul incident.

Ce n’est pas seulement gĂȘnant.
C’est embarrassant Ă  l’échelle europĂ©enne.

Si NIS2 doit réussir, il faudra accepter une vérité inconfortable :
👉 les exigences s’appliquent aussi à l’État.

Sans passe-droit.
Sans indulgence.
Sans “circuler, y’a rien à voir”.


💾 Combien ça aurait coĂ»tĂ© en sanctions NIS2 ?

Spoiler : beaucoup plus cher qu’un mot de passe à 6 chiffres

Accroche-toi, on va faire ce que NIS2 adore :
👉 mettre des chiffres sur l’amateurisme.

Parce que NIS2, contrairement aux communiquĂ©s de crise, n’aime pas les excuses, n’aime pas le “c’était exceptionnel”, et surtout n’aime pas les failles Ă©vitables.


⚖ Petit rappel express : le rĂ©gime de sanctions NIS2

La directive NIS2, portĂ©e par l’Union europĂ©enne, prĂ©voit un rĂ©gime de sanctions harmonisĂ©, dissuasif et progressif.

Pour les entitĂ©s essentielles (et spoiler n°2 : le MinistĂšre de l’IntĂ©rieur en est une sans dĂ©bat possible), les sanctions peuvent aller jusqu’à :

  • 💰 10 millions d’euros
  • 📊 ou 2 % du chiffre d’affaires annuel mondial
  • 👉 le montant le plus Ă©levĂ© Ă©tant retenu

MĂȘme logique que le RGPD.
MĂȘme philosophie : “la cybersĂ©curitĂ© coĂ»te moins cher que la sanction”.


đŸ›ïž Le MININT sous NIS2 : entitĂ© essentielle, niveau maximal

Soyons trĂšs clairs :
Un ministÚre régalien, gérant :

  • des donnĂ©es judiciaires,
  • des fichiers de police,
  • des informations Ă  fort impact sociĂ©tal,

âžĄïž coche toutes les cases de l’entitĂ© essentielle NIS2.

Donc :

  • exigences maximales,
  • tolĂ©rance minimale,
  • sanctions maximales applicables.

🧼 ScĂ©nario rĂ©aliste de sanctions NIS2 (sans fantasme)

Prenons les manquements factuels dans l’affaire TAJ :

❌ 1. DĂ©faillance grave de gestion des accĂšs

  • identifiant partagĂ©,
  • secret faible (6 chiffres),
  • transmission en clair par email.

âžĄïž Non-conformitĂ© IAM majeure.


❌ 2. Absence de dĂ©tection pendant 26 jours

  • aucune alerte efficace,
  • aucun confinement,
  • aucune rĂ©action rapide.

âžĄïž Échec total des obligations de surveillance.


❌ 3. Analyse de risque manifestement insuffisante

  • actif critique sous-protĂ©gĂ©,
  • mesures techniques non adaptĂ©es au niveau de sensibilitĂ©.

âžĄïž Manquement structurel.


❌ 4. Gouvernance cyber dĂ©faillante

  • dĂ©cisions manifestement contraires aux bonnes pratiques,
  • absence de contrĂŽle managĂ©rial visible.

âžĄïž ResponsabilitĂ© directe du management.


đŸ’„ Estimation crĂ©dible des sanctions financiĂšres

MĂȘme si l’État n’a pas de “chiffre d’affaires” classique, NIS2 permet :

  • des amendes forfaitaires Ă©levĂ©es,
  • des injonctions correctives coĂ»teuses,
  • des audits obligatoires Ă  rĂ©pĂ©tition.

🎯 Estimation rĂ©aliste (ordre de grandeur) :

  • 💾 entre 5 et 10 millions d’euros
    • 📋 audits SSI obligatoires
    • đŸ› ïž mise en conformitĂ© sous contrainte de dĂ©lai
    • 👀 supervision renforcĂ©e par l’autoritĂ© nationale (en France : l’ANSSI)

Et ça, sans mĂȘme prouver une exfiltration massive.
Uniquement sur la base des manquements constatés.


😬 Et ce n’est pas fini : les sanctions non financiùres

NIS2 ne tape pas seulement au portefeuille.

Elle permet aussi :

  • đŸ§‘â€âš–ïž mise en cause personnelle des dirigeants
  • 📉 atteinte sĂ©vĂšre Ă  la rĂ©putation
  • 📜 obligation de formation cyber du management
  • 🛑 restrictions temporaires d’activitĂ© sur certains systĂšmes
  • 🧯 plans correctifs imposĂ©s et contrĂŽlĂ©s

Autrement dit :

“Vous ne savez pas faire ? On va vous apprendre. De force.”


đŸȘž Le miroir cruel : ce que NIS2 dirait officiellement

Si cet incident avait concerné une entreprise privée, le rapport NIS2 ressemblerait à ceci (traduction SecuSlice) :

“L’organisation n’a pas mis en Ɠuvre des mesures techniques et organisationnelles appropriĂ©es au regard des risques, exposant des donnĂ©es critiques Ă  un accĂšs non autorisĂ© prolongĂ©.”

Traduction humaine :

“C’est indĂ©fendable.”


🧠 Le vrai coĂ»t : pas financier, mais systĂ©mique

Le plus ironique ?
👉 L’argent n’est mĂȘme pas le vrai problĂšme.

Le vrai coĂ»t, c’est :

  • la perte de crĂ©dibilitĂ© de la parole publique,
  • la fragilisation de la confiance citoyenne,
  • le signal catastrophique envoyĂ© aux autres organisations : “Faites mieux que nous
 mais nous, on s’arrange.”

NIS2 a précisément été conçue pour éviter ce double standard.


🎬 Conclusion : sous NIS2, on n’applaudit pas — on sanctionne

Sous NIS2 :

  • un mot de passe Ă  6 chiffres,
  • un email en clair,
  • 26 jours sans dĂ©tection,

âžĄïž ce n’est pas un incident
âžĄïž c’est une faute caractĂ©risĂ©e

Et une faute de ce niveau-lĂ , en Europe, se chiffre en millions.

đŸ„–đŸ‡«đŸ‡· Intrusion au MININT : mot de passe Ă  6 chiffres, dĂ©tection en 26 jours
 et standing ovation
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đŸ–‹ïž PubliĂ© sur SecuSlice.com

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