⏱️ Amazon : Comment 110 ms ont tout fait basculer

Chez Amazon votre clavier peut vous trahir plus sûrement qu’un IDS !


🎬 Un scénario de film… sans Hollywood

On pourrait croire à un mauvais thriller d’espionnage. Et pourtant.
Un développeur système, embauché par Amazon, coche toutes les cases : compétences solides, environnement maîtrisé, matériel fourni par l’entreprise, localisation officielle aux États-Unis. Bref, le collaborateur idéal.

Sauf que… quelque chose cloche.
Pas un malware.
Pas une IP douteuse.
Pas un binaire obscur compilé à 3h du matin.

Non. Un détail microscopique.
Un détail que seuls des yeux (et des métriques) très affûtés peuvent remarquer : 110 millisecondes de latence sur chaque frappe clavier.


⌨️ 110 ms, c’est rien… sauf quand c’est toujours pareil

Pour poser le décor :

  • Une frappe clavier locale humaine génère une latence quasi imperceptible (20 à 40 ms).
  • Une connexion distante longue distance (bureau virtuel, RDP, tunnel chiffré intercontinental) ajoute mécaniquement du délai.
  • Et surtout : ce délai devient régulier.

Dans ce cas précis, les équipes sécurité observent un micro-lag constant, supérieur à 110 ms, sur toutes les frappes clavier.
Pas de variation. Pas de jitter. Pas d’instabilité réseau.

👉 Traduction : quelqu’un tape à des milliers de kilomètres de l’écran.


🕵️‍♂️ L’enquête qui sent la salle machine

En creusant, le puzzle s’assemble :

1️⃣ Le laptop Amazon est physiquement localisé en Arizona
2️⃣ Il est hébergé dans une “ferme d’ordinateurs”, gérée par une complice sur place
3️⃣ Le véritable opérateur contrôle la machine à distance depuis la Corée du Nord

Le développeur n’est donc… pas le développeur.
C’est un opérateur distant, travaillant pour un État hostile, utilisant une identité professionnelle comme cheval de Troie.

Pas de malware.
Pas d’exploit.
Juste un humain… au mauvais endroit.


🧠 Quand la cyber dépasse le firewall

Cette affaire est passionnante pour une raison simple :
👉 elle ne repose sur aucune détection “classique”.

Pas de règle Suricata.
Pas de signature EDR.
Pas d’alerte SIEM criarde.

On est ici dans :

  • la biométrie comportementale,
  • l’analyse des dynamiques de frappe,
  • la corrélation entre comportement humain et réalité physique.

Autrement dit :

Est-ce que cet utilisateur se comporte comme quelqu’un qui est réellement là où il prétend être ?

Et c’est là que beaucoup d’organisations sont encore aveugles.


📈 Une menace loin d’être anecdotique

Selon les informations relayées par IT-Connect, Amazon fait face à une campagne industrielle :

  • +1 800 tentatives d’infiltration nord-coréennes déjouées depuis avril 2024
  • +27 % de tentatives supplémentaires chaque trimestre

Ce ne sont pas des hackers dans un hoodie.
Ce sont des profils IT qualifiés, intégrés dans des processus RH normaux, parfois freelances, parfois salariés.

👉 On parle ici de supply chain humaine.


⚠️ Le vrai message à retenir

Cette histoire nous rappelle une vérité dérangeante :

🔐 La cybersécurité ne vit pas uniquement dans les firewalls, les MFA et les VPN.
Elle vit aussi :

  • dans les comportements,
  • dans les usages,
  • dans les micro-signaux humains.

Et parfois, 110 millisecondes suffisent à faire tomber un espion.


🎯 Moralité

Si vous pensez que votre SOC est complet parce que “tout est filtré”,
posez-vous une dernière question :

Et si la menace avait déjà un badge, un PC conforme… et un clavier un peu trop lent ? 😏


Source : article original publié par IT-Connect

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🖋️ Publié sur SecuSlice.com

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