âAlerte : Nouvelle alliance hacktiviste â BD Anonymous Team et Anonymous Suisse ont officiellement annoncĂ© une nouvelle alliance.â
(Source : FalconFeeds.io)
Les romances de lâĂ©tĂ©, câest pour les magazines people. Dans le cyberespace, la saison 2025 dĂ©marre avec une alliance beaucoup moins romantique : BD Anonymous Team et Anonymous Switzerland viennent dâofficialiser leur partenariat. Et quand deux collectifs hacktivistes aux tempĂ©raments bien trempĂ©s dĂ©cident de se tenir la main, ce nâest pas pour poster des selfies. Câest plutĂŽt pour viser plus gros, plus loin⊠et plus bruyant.
đ Les protagonistes : portraits sans filtre
BD Anonymous Team
Origine : Bangladesh.
RĂ©putation : hacktivisme Ă lâancienne, avec une bonne dose de cybernationalisme.
Menu habituel : attaques DDoS contre des sites gouvernementaux, défacements, et publication de données volées.
Particularité : un ton revendicatif, des campagnes coordonnées, et une présence marquée sur Telegram et X.
Anonymous Switzerland
Origine : Suisse, mais le nom nâest pas juste une localisation, câest aussi une posture : dĂ©fense des libertĂ©s numĂ©riques, opposition Ă la surveillance de masse, et dĂ©nonciations politiques.
Historique : attaques contre des infrastructures gouvernementales et privĂ©es, souvent accompagnĂ©es de manifestes sur la libertĂ© dâexpression.
Atout : communication claire et structurée, ce qui les rend visibles (et audibles) bien au-delà des cercles techniques.
đ Pourquoi cette alliance maintenant ?
Dans le cybermilieu, une alliance nâest jamais un hasard. On peut avancer quelques hypothĂšses :
- Mutualisation des ressources : partager botnets, exploits et accĂšs, câest comme fusionner deux armĂ©es avec des stocks de munitions diffĂ©rents.
- Cibles communes : si vos agendas de âjustice numĂ©riqueâ sâalignent, pourquoi ne pas frapper ensemble ?
- Visibilité médiatique : une opération menée par deux groupes connus a plus de chances de faire la une des flux cyber.
Le contexte 2025 aide aussi : tensions géopolitiques, montée des cyberattaques motivées politiquement, et durcissement des législations sur Internet dans plusieurs pays. De quoi donner aux hacktivistes un carburant idéologique sans fin.
âïž Modes opĂ©ratoires probables
Ce nâest pas sorcier : quand deux groupes de ce type collaborent, on peut sâattendre Ă voir :
- DDoS coordonnés : plus de machines, plus de bande passante, plus de dégùts.
- Leaks massifs : bases de donnĂ©es exfiltrĂ©es et publiĂ©es en âpreuveâ dâune opĂ©ration rĂ©ussie.
- Défacement synchronisé : pour frapper les esprits avec un message politique commun.
- Campagnes de désinformation : diffusion coordonnée de narratifs sur les réseaux sociaux.
Les alliances permettent aussi de mĂ©langer les techniques : lĂ oĂč lâun excelle en intrusion, lâautre peut maĂźtriser la propagation virale des messages.
𩞠Cibles potentielles
Sans boule de cristal, on peut nĂ©anmoins dresser une liste de cibles âlogiquesâ :
- Institutions gouvernementales jugées oppressives ou corrompues.
- Entreprises internationales impliquées dans des politiques contestées (surveillance, exploitation de ressources).
- Infrastructures critiques accessibles via Internet et insuffisamment protégées.
Et comme toujours avec le hacktivisme, les actions ne sont pas uniquement techniques : il y a un travail de communication massif pour faire passer le message.
đŻ Pourquoi ça nous concerne tous
MĂȘme si la cible annoncĂ©e est âpolitiqueâ, les dĂ©gĂąts collatĂ©raux sont frĂ©quents :
- Un DDoS sur un ministÚre peut toucher des services annexes utilisés par des citoyens.
- Une fuite de donnĂ©es peut contenir des informations personnelles dâinnocents.
- Les campagnes de désinformation peuvent semer la confusion dans un contexte déjà tendu.
Bref : lâintention initiale compte peu quand les consĂ©quences se propagent comme une traĂźnĂ©e de poudre.
đ„ Lecture critique
Ces groupes se prĂ©sentent souvent comme des justiciers numĂ©riques. Mais, comme dans les films, les justiciers font parfois autant de dĂ©gĂąts que les âmĂ©chantsâ.
LĂ oĂč ça devient ironique, câest que certaines de leurs cibles sont elles-mĂȘmes dĂ©jĂ des victimes dâattaques dâautres acteurs. Câest un peu comme dĂ©rober le vĂ©lo de quelquâun qui vient juste de se le faire voler⊠par un autre.
đ Pour aller plus loin â Conseils aux DSI et RSSI
1. Surveillez vos surfaces exposées
- Inventaire complet des services accessibles depuis Internet.
- Fermeture ou restriction des accÚs non nécessaires.
2. Préparez une défense anti-DDoS
- Solutions en cloud (Cloudflare, Akamai, RadwareâŠ) ou internes.
- Tests réguliers pour vérifier la résilience.
3. Gérez vos journaux et alertes
- Mise en place dâun SOC ou dâun SIEM pour dĂ©tecter les anomalies en temps rĂ©el.
- Alertes configurées sur des comportements inhabituels (trafic soudain, connexions suspectes).
4. Ălaborez un plan de communication de crise
- Messages pré-rédigés pour médias, clients, partenaires.
- Processus de validation rapide pour éviter le silence radio ou la panique.
5. Sensibilisez vos équipes
- Pas seulement les Ă©quipes IT : RH, communication, juridique doivent savoir quoi faire en cas dâattaque.
- Formations rĂ©guliĂšres aux risques de phishing et de fuite dâinformations.
đ Conclusion nerveuse
Cette alliance entre BD Anonymous Team et Anonymous Switzerland nâest peut-ĂȘtre pas la plus grande fusion de lâhistoire du hacktivisme, mais elle est suffisamment sĂ©rieuse pour mĂ©riter lâattention.
Les prochaines semaines diront si câĂ©tait un simple effet dâannonce ou le dĂ©but dâune campagne coordonnĂ©e.
En attendant, souvenez-vous : dans le cyberespace, les alliances ne se forment pas pour organiser des pique-niques. Elles se forment pour frapper plus fort. Et cette fois, les deux marteaux sont levés.

