đ§ Introduction â Pourquoi parler d’accessibilitĂ© numĂ©rique en 2025 ?
LâaccessibilitĂ© numĂ©rique, ce nâest pas un gadget. Ce nâest pas un bonus quâon ajoute Ă la fin, une fois que tout est dĂ©veloppĂ©, designĂ©, imprimĂ© ou publiĂ©. Câest un droit fondamental, au mĂȘme titre que lâaccĂšs physique Ă un bĂątiment ou Ă un service public.
En 2025, plus de 20 % de la population européenne vit avec un handicap temporaire ou permanent : troubles visuels, auditifs, moteurs, cognitifs, neurodivergences⊠Et pourtant, combien de fois entend-on encore :
« Ah mince, jâavais pas pensĂ© à ça⊠»
đ Petit point de clarification dĂšs le dĂ©part :
LâaccessibilitĂ© nâest pas de la cybersĂ©curitĂ©. Mais elle fait partie, selon moi, de ce que jâappelle une bonne hygiĂšne numĂ©rique.
đ Une pratique responsable, inclusive, et durable de nos outils numĂ©riques.
Comme sĂ©curiser un mot de passe ou Ă©viter un phishing, rendre lâinformation accessible Ă tous devrait ĂȘtre une Ă©vidence.
Car soyons clairs : un site ultra-sĂ©curisĂ© mais inutilisable par 15 % de la population, câest un site ratĂ©.
Un PDF signé électroniquement mais illisible par un lecteur vocal ? Raté aussi.
Et une application mobile designée à fond mais inutilisable au clavier ? Pareil.
đ§© Une obligation, pas une option
Le RGAA (RĂ©fĂ©rentiel GĂ©nĂ©ral dâAmĂ©lioration de lâAccessibilitĂ©) encadre lĂ©galement cette exigence pour les services publics et assimilĂ©s. Mais au-delĂ de la loi, il y a une logique dâĂ©thique et de bon sens : si vous crĂ©ez un contenu numĂ©rique qui exclut 10 Ă 20 % des utilisateurs, câest un problĂšme.
Et ce problÚme est évitable.
đŹ LâaccessibilitĂ©, câest aussi une dĂ©marche humaine
Il ne sâagit pas de âcocher une case RGAAâ, mais de changer de posture :
- Se demander « Qui va lire ça ? Qui pourrait ĂȘtre exclu ? »
- Penser Ă tous les publics, y compris les seniors, les personnes dyslexiques, les utilisateurs de lecteurs vocaux, ceux qui naviguent au clavier, ceux qui ont besoin dâune version simpleâŠ
- Travailler ensemble entre les designers, les développeurs, les rédacteurs, les chefs de projet et les communicants.
đ Bref : lâaccessibilitĂ©, câest une culture Ă diffuser, pas une contrainte Ă subir.
đ„ïž 1. L’accessibilitĂ© web : bien plus quâun site compatible lecteur dâĂ©cran
Quand on parle dâaccessibilitĂ© numĂ©rique, la premiĂšre image qui vient souvent Ă lâesprit, câest celle du lecteur dâĂ©cran pour une personne aveugle. Et oui, câest important. Mais ce nâest quâune facette de lâaccessibilitĂ© web.
Un site accessible, câest un site qui peut ĂȘtre consultĂ©, compris et utilisĂ© par le plus grand nombre, quelles que soient leurs capacitĂ©s, leurs Ă©quipements ou leurs contraintes temporaires. Spoiler : ça inclut aussi ton collĂšgue qui bosse avec la luminositĂ© Ă fond en open space et ta tante qui nâa jamais compris comment fonctionne un menu dĂ©roulant.
đ Le RGAA en quelques mots
Le RGAA (RĂ©fĂ©rentiel GĂ©nĂ©ral dâAmĂ©lioration de lâAccessibilitĂ©) est la norme de rĂ©fĂ©rence en France. Il sâappuie sur les fameuses WCAG (Web Content Accessibility Guidelines) du W3C, traduites et adaptĂ©es au contexte français.
Le principe est simple : percevoir, comprendre, naviguer, interagir. Et tout ça sans discrimination.
En pratique, le RGAA contient 106 critĂšres (eh oui) qui couvrent :
- le contraste des couleurs,
- la structure sémantique des pages,
- la navigation au clavier,
- les alternatives aux contenus non textuels (images, vidéos, sons),
- lâaccessibilitĂ© des formulaires, des menus, des documents liĂ©s, etc.
â ïž Petite prĂ©cision importante : le RGAA est obligatoire pour les sites publics, mais vivement recommandĂ© pour les entreprises privĂ©es, surtout celles qui veulent Ă©viter un bad buzz ou un recours juridique.
đ Les erreurs frĂ©quentes⊠et Ă©vitables
Un site peut sembler joli, moderne et rapide⊠et pourtant ĂȘtre une vraie galĂšre Ă utiliser pour des milliers de personnes.
Voici quelques grands classiques de l’inaccessibilitĂ© web :
- Des menus en JavaScript inaccessibles au clavier
- Des images sans texte alternatif, ou avec des descriptions dignes de « photo.png »
- Des liens qui s’appellent tous « Cliquez ici »
- Des formulaires sans Ă©tiquette lisible par les lecteurs dâĂ©cran
- Des titres dans le désordre (
<h1>â<h3>â<h2>, pour le sport) - Des boutons en
<div>avec unonclickmais sans rÎle, sans label⊠sans ùme
đĄ Astuce pour tester rapidement : dĂ©sactivez votre souris, activez le mode « navigation clavier » de votre navigateur, et essayez de commander une pizza en ligne. Si vous y arrivez sans transpirer, câest dĂ©jĂ un bon point.
đ§ Au-delĂ du visuel : lâaccessibilitĂ©, câest structurel
Un bon site accessible, câest un site :
- qui sâadapte Ă toutes les tailles dâĂ©cran,
- qui fonctionne sans JavaScript (ou de façon dégradée mais correcte),
- dont les contenus sont logiquement hiérarchisés (
<nav>,<main>,<article>,<section>, etc.), - qui fournit un focus visuel clair pour la navigation clavier,
- et dont les Ă©lĂ©ments interactifs sont comprĂ©hensibles et prĂ©visibles (pas de piĂšges Ă clics ni dâĂ©lĂ©ments surprises).
đ Bonus karma : câest aussi bon pour ton SEO et ton UX
Ce quâon ne dit pas assez : faire un site accessible amĂ©liore aussi le SEO (structure claire, balises bien utilisĂ©es, textes alternatifsâŠ).
Et ça renforce aussi lâexpĂ©rience utilisateur globale. Car un site accessible est souvent plus fluide, plus rapide et plus logique pour tout le monde.
Alors non, lâaccessibilitĂ© ne va pas « casser ton design ». Elle va forcer Ă faire des choix intelligents, sobres et lisibles. Et ça, câest toujours bon signe.
đ 2. Documents accessibles : ne laissez pas les fichiers Word et PDF sur le carreau
LâaccessibilitĂ© web, câest bien.
Mais si votre superbe site RGAA renvoie vers un PDF illisible, un PowerPoint non structurĂ© ou un Word sans titres ni alternative dâimage, câest un peu comme poser une rampe dâaccĂšs⊠qui mĂšne Ă une porte fermĂ©e Ă clĂ©. đ§±
Les documents bureautiques (Word, PDF, PowerPoint, ExcelâŠ) sont une source majeure dâexclusion sâils ne sont pas pensĂ©s pour tous. Et comme ce sont souvent ces fichiers qui circulent par mail, intranet, ou sur les sites institutionnels, il est temps dâen parler sĂ©rieusement.
đ ïž Word et consorts : les bons rĂ©flexes Ă adopter
Quand on rédige un document Word (ou LibreOffice), quelques gestes simples peuvent tout changer :
- Utiliser les styles de titres (Titre 1, Titre 2âŠ) au lieu de mettre le texte en gras 18 pts
- Insérer une table des matiÚres automatique
- Ajouter des textes alternatifs aux images (et éviter les images décoratives inutiles)
- Structurer les listes avec de vrais puces ou numéros
- ComplĂ©ter les propriĂ©tĂ©s du document (titre, langue, auteurâŠ)
đĄ Astuce bonus : le vĂ©rificateur dâaccessibilitĂ© intĂ©grĂ© dans Word ou LibreOffice est ton ami. Il repĂšre automatiquement les erreurs les plus courantes.
đ§Ÿ Le PDF, ce faux ami
Ah, le PDF⊠Format universel, pĂ©renne, figĂ©, pratiqueâŠ
⊠et potentiellement inaccessible si mal gĂ©nĂ©rĂ©. đŹ
Un PDF accessible, ce nâest pas juste un fichier que tu peux ouvrir avec Adobe. Câest un fichier :
- qui conserve la structure logique (titres, paragraphes, tableauxâŠ),
- qui est balisé correctement (tags de structure),
- dont les images ont un texte de remplacement,
- et qui peut ĂȘtre lu par un lecteur dâĂ©cran sans ressembler Ă un puzzle explosĂ©.
đŻ Conseil : ne scannez jamais un document pour en faire un PDF âlisibleâ. Un scan, câest une image. Une image, câest du vide pour un lecteur dâĂ©cran. Utilisez toujours un export natif depuis Word, InDesign, ou tout autre outil, avec les bonnes options dâaccessibilitĂ© activĂ©es.
đ§ Et les mails dans tout ça ?
Un email est aussi un document numĂ©rique, et il mĂ©rite dâĂȘtre clair, lisible et comprĂ©hensible par tous.
Quelques bonnes pratiques :
- Soigner la mise en forme : pas de texte tout en majuscules, pas de police fantaisiste
- Utiliser des titres, des paragraphes aérés
- Ăviter les images texte (genre une signature dâĂ©vĂ©nement en image de 800 px⊠sans lĂ©gende)
- Fournir un lien alternatif accessible si besoin (par exemple vers une version HTML lisible)
Et si vous utilisez des newsletters ou modĂšles dâemail, pensez Ă :
- Prévoir une navigation clavier correcte
- Vérifier les contrastes de texte
- Ăviter les blocs inaccessibles gĂ©nĂ©rĂ©s par certains Ă©diteurs drag-and-drop
â RĂ©sumons
Un document accessible, câest :
- Structuré logiquement (titres, paragraphes, listes)
- Lisible par un lecteur dâĂ©cran
- Compréhensible par tous
- Exporté proprement (notamment en PDF)
- Testé avec les outils adaptés
đ Et non, ce nâest pas plus long de bien faire les choses. Câest juste une habitude Ă prendre.
Et au passage, vos documents seront plus professionnels, plus clairs, et plus faciles Ă relire⊠mĂȘme par vous, trois mois plus tard đ
đšâđ» 3. Du code accessible, câest aussi du code bien structurĂ©
Si lâaccessibilitĂ© web commence par une bonne intention, elle sâĂ©croule souvent⊠dĂšs la premiĂšre ligne de code.
Câest normal : on ne devient pas expert ARIA du jour au lendemain. Mais il y a un bon sens technique Ă acquĂ©rir, et surtout, une bonne dose de dĂ©sapprentissage de mauvaises pratiques bien ancrĂ©es.
(đ Coucou les <div> partout avec des onclick="..." et aucune structureâŠ)
𧱠Le code accessible commence par⊠les bonnes balises
HTML nâest pas un langage « design », câest un langage sĂ©mantique.
Autrement dit : chaque balise a un rĂŽle prĂ©cis, et ce rĂŽle est compris par les technologies dâassistance (lecteurs dâĂ©cran, navigateurs vocaux, terminaux braille, etc.).
đ Utiliser les bonnes balises, ce nâest pas de la maniaquerie. Câest donner du sens au contenu.
Exemples :
<button>au lieu dâun<div>cliquable<label>liĂ© Ă un<input><nav>,<main>,<aside>,<article>pour structurer les zones<h1>Ă<h6>pour organiser les titres dans lâordre<ul>,<ol>,<li>pour les listes, pas des<p>avec des tirets
Oui, ça a lâair basique. Et pourtant, ces bases sont trop souvent ignorĂ©es, mĂȘme dans des projets trĂšs pros.
â ïž Les fausses bonnes idĂ©es : plugin contraste, dark mode bricolĂ©, carrousel autoâŠ
Beaucoup de développeurs ou intégrateurs ajoutent des plugins « accessibilité » à la va-vite :
- Un bouton pour inverser les couleurs
- Une loupe CSS en survol
- Une interface audio automatique
đŻ Le souci ? Ces gadgets sont souvent inutiles pour les personnes rĂ©ellement concernĂ©es.
Pourquoi ? Parce quâelles utilisent dĂ©jĂ leurs propres outils adaptĂ©s, bien plus efficaces :
- Lecteurs dâĂ©cran professionnels
- Navigateurs vocaux intĂ©grĂ©s (VoiceOver, NVDA, JAWSâŠ)
- Contrastes personnalisĂ©s via lâOS
- Zoom systĂšme, surcouche dâaccessibilitĂ© mobile ou desktop
đ RĂ©sultat : ces plugins peuvent mĂȘme entrer en conflit avec leurs outils, rendant le site moins accessible. Ironique, non ?
đ§ Le focus, lâordre du DOM et la navigation clavier
Un utilisateur de lecteur dâĂ©cran ou de clavier ne « voit » pas la page. Il la parcourt linĂ©airement.
Si le focus clavier saute du coq Ă lâĂąne, ou que lâordre du DOM ne suit pas la logique visuelle, câest lâenfer pour naviguer.
Bonnes pratiques :
- Toujours gĂ©rer lâordre du focus (via
tabindex, mais avec parcimonie) - Ne jamais déplacer visuellement un élément sans réfléchir à son ordre réel dans le DOM
- Utiliser des sauts dâancre pour aller au contenu, Ă la recherche, au menu, etc. (
skip links) - Ne pas masquer un élément avec
display: nonesi on veut quâil reste visible pour un lecteur dâĂ©cran
𧩠ARIA : puissant⊠et dangereux
Les attributs ARIA (aria-label, aria-hidden, role="button", etc.) permettent de décrire finement le rÎle des éléments.
Mais attention : mal utilisés, ils créent plus de confusion que de clarté.
đ§ RĂšgle dâor :
« ARIA when you must, HTML when you can. »
Exemples utiles :
aria-expandedpour indiquer lâĂ©tat dâun menu dĂ©roulantaria-describedbypour relier un champ Ă une aide contextuellearia-livepour annoncer des changements dynamiques (alertes, chargementsâŠ)
Mais évitez de sur-ARIA-tiser tout le code, surtout sans tests concrets.
đ§Ș Et pour tester tout ça ?
Tu nâas pas besoin dâĂȘtre malvoyant pour tester lâaccessibilitĂ©.
Tu peux déjà :
- Naviguer au clavier (Tab, Shift+Tab, EntrĂ©e, Espace, Ăchap)
- Activer le lecteur vocal de ton OS (VoiceOver sur macOS/iOS, NVDA sur Windows)
- Utiliser des outils comme :
- axe DevTools (extension navigateur)
- Lighthouse (Chrome DevTools)
- Accessibility Insights
- ou mĂȘme des tests manuels avec focus visible activĂ©
đ Et surtout : testez avec de vraies personnes, dans des situations rĂ©elles. On ne pense jamais mieux que quand on est confrontĂ© au vĂ©cu.
đŻ RĂ©sumons
Du code accessible, câest :
- Un HTML sémantique (pas du bricolage en
<div>) - Une navigation fluide au clavier
- Une structure logique et cohérente
- Un usage mesuré des attributs ARIA
- ZĂ©ro plugin magique pour « faire de lâaccessibilitĂ© en un clic »
- Et surtout : des tests concrets, pas des cases Ă cocher
đ 4. Et les tableaux dans tout ça ? Un piĂšge souvent oubliĂ©
Ah, les tableauxâŠ
Amis des fichiers Excel, stars des bilans financiers, rois des rapports trimestriels⊠et cauchemar silencieux pour lâaccessibilitĂ© quand ils sont mal construits.
Et le pire ? Câest quâils nâont pas lâair problĂ©matiques. Ils sont alignĂ©s, visuellement jolis, et parfois mĂȘme colorĂ©s. Mais cĂŽtĂ© accessibilitĂ©, câest une toute autre affaire.
â Le tableau qui a tout faux (et il y en a plein)
Prenons un exemple classique :
Un tableau collé dans une page HTML ou un PDF, avec :
- aucune balise de titre (
<th>) pour les colonnes, - des cellules fusionnées (
colspan/rowspan) à gogo, - zéro indication de sens (ligne ou colonne),
- et bien sûr⊠aucune légende ni contexte.
RĂ©sultat ? Pour un lecteur dâĂ©cran ou un outil dâassistance, le tableau devient un puzzle illisible, oĂč chaque cellule est un chiffre mystĂ©rieux sans indication de quoi il parle. Bonjour la confusion.
âïž Les bonnes pratiques pour des tableaux (vraiment) accessibles
- Utiliser les bonnes balises HTML
<table>pour commencer (Ă©videmment)<caption>pour donner un titre au tableau<thead>,<tbody>,<tfoot>pour structurer<th>pour les entĂȘtes de colonnes (et/ou de lignes)- Attributs
scope="col"ouscope="row"pour prĂ©ciser le rĂŽle de chaque entĂȘte
- Limiter les fusions de cellules
- Les
rowspanetcolspansont parfois utiles⊠mais ils compliquent énormément la lecture par machine. - à éviter sauf nécessité absolue, et toujours testés derriÚre.
- Les
- Ajouter du contexte
- Une lĂ©gende claire, une introduction au tableau (avant ou aprĂšs), câest toujours bienvenu.
- Expliquer ce que montre le tableau en une phrase lisible :
« Ce tableau prĂ©sente lâĂ©volution mensuelle des incidents dĂ©clarĂ©s par service. »
- Soigner les documents tableur (Excel, LibreOffice Calc)
- Mettre des titres de colonnes dans une ligne unique,
- Utiliser les noms de feuilles explicites (pas « Feuil1 »),
- Ne pas insĂ©rer dâobjets invisibles (images, zones masquĂ©esâŠ),
- Eviter les tableaux « complexes » avec regroupements non balisés.
đ Les faux tableaux : Ă fuir !
đž Le « tableau visuel » fait avec des <div> ou des <span> ?
Illisible par un lecteur dâĂ©cran.
đž Le tableau collĂ© dans un mail avec un screenshot ?
Aucun texte détecté. Rien. Nada.
đž Le tableau dans un PDF scannĂ©, sans OCR ni balisage ?
Câest juste une image, et une image vide de sens.
đž Le tableau affichĂ© dans une appli mobile sans support tactile ou vocal ?
Inutilisable si on ne voit pas ou si on ne peut pas zoomer.
đ§Ș Test simple Ă faire chez soi
Choisis un tableau issu de ton site ou ton doc interne.
Lis-le Ă voix haute sans le voir.
Si tu nâarrives pas Ă dire Ă quoi correspond chaque chiffre ou cellule⊠câest quâil nâest pas accessible.
Et si tu veux pousser plus loin :
- Ouvre le fichier dans NVDA (lecteur dâĂ©cran gratuit)
- Tente de naviguer au clavier ligne par ligne
- Et respire bien fort
đŻ RĂ©sumons
Un tableau accessible, câest :
- Une structure claire (
<table>,<th>,scope, etc.) - Une légende compréhensible
- Peu ou pas de fusions de cellules
- Un contenu compréhensible hors contexte visuel
- Et surtout : testĂ© avec un outil dâassistance
đĄ Astuce : en cas de donnĂ©es trop complexes pour un tableau clair⊠utilisez un graphique avec description alternative ou une infographie commentĂ©e. Parfois, câest plus inclusif quâun tableau dense.
đ§ 5. Le Facile Ă Lire et Ă Comprendre (FALC) : penser aussi aux troubles cognitifs
Quand on parle dâaccessibilitĂ©, on pense souvent Ă la vue, Ă lâaudition, ou Ă la motricitĂ©. Mais quâen est-il de la comprĂ©hension du message lui-mĂȘmeâŻ?
Il ne suffit pas que le texte sâaffiche, quâil soit contrastĂ© et lisible par un lecteur dâĂ©cran.
Encore faut-il que ce texte soit comprĂ©hensible. Et câest lĂ quâintervient le FALC : Facile Ă Lire et Ă Comprendre.
đ„ Pour qui est conçu le FALC ?
Le FALC sâadresse en prioritĂ© aux :
- personnes ayant une déficience intellectuelle,
- personnes autistes ou neuroatypiques,
- personnes en apprentissage de la langue,
- personnes ùgées,
- personnes ayant des troubles cognitifs ou de lâattention,
- âŠmais aussi Ă tous ceux qui nâont pas envie de se taper un texte administratif en mode « droit pĂ©nal version 1972 » đ
đ Bref : le FALC, câest utile Ă tous, et essentiel pour certains.
đ§° Les grands principes du FALC
CrĂ©er un contenu FALC, ce nâest pas juste « simplifier un peu ». Câest une mĂ©thodologie prĂ©cise, dĂ©finie par lâUNAPEI et validĂ©e au niveau europĂ©en (norme europĂ©enne EN 301 549).
Voici les principes clés :
- Des phrases courtes
- Une idée par phrase.
- Sujet + verbe + complément. Pas de subordonnées à rallonge.
- Un vocabulaire simple
- Pas de jargon technique, ni de mots ambigus.
- Expliquer les mots compliquĂ©s dĂšs quâon ne peut pas les Ă©viter.
- Des mots concrets
- Préférer « travailler » à « exercer une activité professionnelle ».
- « Payer » plutĂŽt que « sâacquitter du montant dû ».
- Une mise en page aérée
- Gros caractĂšres, interlignes confortables.
- Un visuel clair pour chaque idée, si possible.
- Des pictogrammes et illustrations
- Chaque concept important peut ĂȘtre accompagnĂ© dâun pictogramme ou dâun visuel simple et explicite.
- Attention : on nâutilise pas de dĂ©coration gratuite, juste ce qui aide Ă comprendre.
âïž Exemple simple : version classique vs version FALC
đ Texte original :
ConformĂ©ment aux dispositions rĂ©glementaires en vigueur, les usagers devront sâacquitter dâun droit de timbre dâun montant de 25 ⏠avant toute procĂ©dure.
đ§ Version FALC :
Vous devez payer 25 euros avant de commencer la démarche.
Tu sens la diffĂ©rence ? Et tu vois que mĂȘme sans handicap, la version FALC est plus directe, plus claire, moins fatigante.
Câest ça, le cĆur du sujet.
đ OĂč lâappliquer ?
Tu peux (et devrais) intégrer le FALC :
- sur les sites web institutionnels
- dans les formulaires administratifs
- dans les documents dâinformation (guides, notices, procĂ©dures)
- dans les emails ou SMS automatiques destinés à un large public
- dans les interfaces utilisateur : libellĂ©s de bouton, Ă©tapes de validation, messages dâerreurâŠ
đĄ Et pourquoi pas ajouter une version FALC dâune politique de confidentialitĂ© ou dâun message de sĂ©curitĂ©âŻ?
Câest une preuve de respect, pas une « simplification pour enfants ».
đŹ Et qui valide un contenu FALCâŻ?
Un vrai contenu FALC est validé par un groupe de relecteurs en situation de handicap intellectuel, accompagnés par des professionnels.
Ce nâest donc pas un « style dâĂ©criture », câest une dĂ©marche collaborative dâinclusion.
Mais mĂȘme si tu ne suis pas 100 % la mĂ©thodo officielle, tâinspirer du FALC pour clarifier tes contenus, câest dĂ©jĂ un vrai pas en avant.
đŻ RĂ©sumons
Le FALC, câest :
- Une écriture accessible cognitivement
- Une façon de respecter le droit à la compréhension
- Un outil inclusif, humain, utile Ă tous
- Et surtout : une démarche qui force à mieux penser son message
đ LâaccessibilitĂ© ne sâarrĂȘte pas Ă la technique. Elle passe aussi par les mots quâon choisit. Et câest peut-ĂȘtre le plus important.
đ§° 6. BoĂźte Ă outils : comment tester et amĂ©liorer lâaccessibilitĂ© ?
đ Tu veux rendre ton site, ton PDF ou ton interface plus accessible, mais tu ne sais pas par oĂč commencer ?
Pas de panique : tu nâas pas besoin dâĂȘtre expert RGAA ou ergonome certifiĂ© pour amĂ©liorer les choses concrĂštement dĂšs aujourdâhui.
Voici une sĂ©lection dâoutils, classĂ©s par usage, pour tâaccompagner pas Ă pas.
đ„ïž Pour les sites web
- Lighthouse (Chrome DevTools)
â Audit rapide (accessibilitĂ©, performance, SEO, PWA) intĂ©grĂ© dans Chrome.
đą Avantage : simple, visuel, directement dans ton navigateur. - axe DevTools (extension navigateur)
â Fournit un diagnostic clair des erreurs dâaccessibilitĂ© sur la page.
đĄ TrĂšs bien pour dĂ©tecter les problĂšmes de contraste, structure, ARIA, etc. - WAVE (https://wave.webaim.org)
â GĂ©nĂšre une vue annotĂ©e de ta page web avec tous les problĂšmes dĂ©tectĂ©s. - Tanaguru Engine / Asqatasun
â Deux outils open source pour un audit plus complet et RGAA-compliant.
đ§âđŒ PlutĂŽt Ă destination des pros ou des DSI motivĂ©es.
đ Pour les documents bureautiques
- VĂ©rificateur dâaccessibilitĂ© Microsoft Office
â IntĂ©grĂ© dans Word, Excel, PowerPoint.
â Te dit ce qui bloque et te propose souvent la correction en un clic. - PDF Accessibility Checker (PAC)
â Outil gratuit (Windows) pour vĂ©rifier si un PDF est bien balisĂ©, lisible, conforme aux standards.
â ïž Ne fonctionne pas sur les PDF scannĂ©s. - Adobe Acrobat Pro DC
â Permet dâĂ©diter, baliser, ajouter les alternatives manquantes, taguer les titresâŠ
đŒ Pro, mais trĂšs complet.
đ§ Pour tester le FALC ou l’accessibilitĂ© cognitive
- Lire son texte Ă voix haute
â Si tu perds le fil ou que tu butes, câest que câest trop complexe. - Faire relire par quelquâun « hors milieu »
â IdĂ©alement une personne ĂągĂ©e, en reconversion, ou non native en français. - Grammalecte / LanguageTool / MerciApp
â Pour simplifier la syntaxe, dĂ©tecter les phrases trop longues, et clarifier les tournures floues.
đ§Ș Pour simuler un handicap (et comprendre)
- NoCoffee (extension Chrome)
â Simule diffĂ©rents types de troubles visuels (daltonisme, flou, perte de contraste, etc.). - VoiceOver (macOS/iOS), NVDA (Windows), Orca (Linux)
â Lecteurs dâĂ©cran gratuits ou intĂ©grĂ©s.
đ Ne pas se contenter de lire avec les yeux : Ă©coutez ce que comprend la machine. - Navigation clavier seule (Tab, Shift+Tab, EntrĂ©e, Ăchap)
â Faites lâexercice sur vos propres interfaces :
Peut-on tout faire sans souris ? Est-ce clair ? Est-ce fluide ?
đ ïž Bonus : intĂ©grer lâaccessibilitĂ© dans ses outils de travail
- Linters de code avec rĂšgles dâaccessibilitĂ© (ESLint + eslint-plugin-jsx-a11y par ex.)
- Design systems accessibles (comme DesignGouv)
- Frameworks compatibles RGAA (Bootstrap 5, composants ARIA-ready, etc.)
- CMS avec plugins dâaccessibilitĂ© natifs (WordPress, Joomla!, Drupal)
đ LâaccessibilitĂ©, câest comme la sĂ©curitĂ© :
Ce nâest jamais fini, mais ça commence par des petits gestes concrets, dĂšs aujourdâhui.
Chaque test, chaque correction, chaque document un peu mieux structurĂ©, câest un pas vers plus dâinclusion.
Et au passage, câest souvent un gain de lisibilitĂ©, de clartĂ©, et de qualitĂ© globale pour tout le monde.
âïž 7. AccessibilitĂ© numĂ©rique : ce que dit la loi (et pour qui câest obligatoire)
Tu te demandes si lâaccessibilitĂ©, câest juste pour les sites des mairies et des ministĂšres ?
Et bien non. Depuis quelques annĂ©es, la loi a Ă©largi son pĂ©rimĂštre, et tu pourrais ĂȘtre concernĂ© sans le savoir.
đïž Qui est lĂ©galement obligĂ© de respecter le RGAA ?
Depuis le dĂ©cret n°2019-768, l’obligation dâaccessibilitĂ© numĂ©rique sâapplique aux entitĂ©s suivantes :
â Les organismes publics (ministĂšres, mairies, collectivitĂ©s, Ă©tablissements publics, etc.)
â Les entreprises privĂ©es qui exercent une mission de service public (ex : transport, Ă©nergie, formation professionnelle)
â Les entreprises privĂ©es rĂ©alisant plus de 250 millions dâeuros de chiffre dâaffaires annuel
â Les organismes dâintĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral, notamment dans les secteurs :
- de la santé
- de lâĂ©ducation
- du social ou de la culture
- ou qui reçoivent un certain niveau de financement public
đ Pour tous ces acteurs, lâaccessibilitĂ© nâest pas une option, câest une obligation rĂ©glementaire.
đ Et quâest-ce quâon doit faire concrĂštement ?
Si tu es concerné, tu dois :
- Auditer ton site ou ton application selon les critĂšres du RGAA (version actuelle : 4.1)
- Publier une déclaration de conformité indiquant :
- La version du RGAA utilisée
- Le taux de conformité
- Une liste des non-conformités
- Le niveau atteint :
- â Totalement conforme (rareâŠ)
- â ïž Partiellement conforme (le plus courant)
- â Non conforme
- Mettre en ligne :
- Un schĂ©ma pluriannuel (plan dâaction sur 3 ans)
- Un plan dâaction annuel (avec des mesures concrĂštes)
- Un mĂ©canisme de contact pour signaler un problĂšme dâaccessibilitĂ©
đ Tous ces documents doivent ĂȘtre accessibles depuis un lien en bas de page, comme les mentions lĂ©gales ou la politique de cookies.
đŹ Et si je ne fais rien ?
Les conséquences possibles :
- Une mise en demeure par lâadministration (via la DINUM)
- Des sanctions financiĂšres
- Des recours ou signalements au Défenseur des Droits
- Et surtout : un risque dâimage fort.
Un site inaccessible, en 2025, câest un site excluant. Et ça, câest dur Ă justifier publiquement.
đŹ Et pour les autres ?
Si tu nâes pas (encore) concernĂ© par lâobligation lĂ©gale, tu as tout Ă y gagner Ă tâengager dans une dĂ©marche volontaire :
- Pour ton image
- Pour ton référencement
- Pour la qualité de ton code
- Et surtout⊠pour les gens qui utilisent ce que tu crées.
đ Conclusion â LâaccessibilitĂ©, câest une culture, pas une case Ă cocher
Tu lâas vu au fil de cet article :
LâaccessibilitĂ© numĂ©rique, ce nâest pas juste du RGAA. Ce nâest pas un plugin magique Ă installer sur ton site. Ce nâest pas une rustine de derniĂšre minute pour Ă©viter une amende ou un recours.
Câest une posture. Une dĂ©marche volontaire. Un choix de sociĂ©tĂ©.
Câest prendre soin :
- des personnes aveugles ou malvoyantes,
- de celles qui ont des troubles cognitifs, moteurs ou de lâattention,
- des seniors, des enfants, des personnes qui apprennent le français,
- et de tout le monde, parce que nous sommes tous temporairement en situation de handicap un jour ou lâautre (fatigue, stress, environnement bruyant, vue basse, main occupĂ©e, etc.).
đĄ LâaccessibilitĂ©, ce nâest pas de la cybersĂ©curitĂ©âŠ
Mais câest de lâhygiĂšne numĂ©rique.
Comme la sĂ©curitĂ©, elle sâanticipe, sâapprend, se teste, se vit au quotidien.
Et au fond, elle repose sur les mĂȘmes valeurs : protĂ©ger, inclure, respecter.
đŻ En rĂ©sumĂ©
- Un site accessible, câest un site utilisable.
- Un document accessible, câest un document comprĂ©hensible.
- Un code accessible, câest un code structurĂ©, lisible, logique.
- Un tableau accessible, câest un tableau clair, balisĂ©, navigable.
- Un message accessible, câest un message qui parle Ă tout le monde.
- Et un monde numĂ©rique plus accessible, câest un monde plus juste.
đ Pour aller plus loin (si tu veux creuser encoreâŠ)
- DesignGouv â Le systĂšme de design de lâĂtat
- RGAA officiel
- WebAIM â Ressources internationales sur lâaccessibilitĂ©
- Unapei â Ressources sur le FALC
Merci de tâĂȘtre intĂ©ressĂ© Ă ce sujet important đ
Et si tu as trouvĂ© cet article utile⊠partage-le. Parce que lâaccessibilitĂ©, ça se construit aussi ensemble.
đVersion FALC
đ§œ Introduction â Pourquoi parler d’accessibilitĂ© numĂ©rique en 2025 ?
LâaccessibilitĂ© numĂ©rique, ce nâest pas un gadget. Ce nâest pas un bonus quâon ajoute Ă la fin, une fois que tout est dĂ©veloppĂ©, designĂ©, imprimĂ© ou publiĂ©. Câest un droit fondamental, au mĂȘme titre que lâaccĂšs physique Ă un bĂątiment ou Ă un service public.
En 2025, plus de 20 % de la population européenne vit avec un handicap temporaire ou permanent : troubles visuels, auditifs, moteurs, cognitifs, neurodivergences⊠Et pourtant, combien de fois entend-on encore :
« Ah mince, jâavais pas pensĂ© à ça⊠»
đ Petit point de clarification dĂšs le dĂ©part :
LâaccessibilitĂ© nâest pas de la cybersĂ©curitĂ©. Mais elle fait partie, selon moi, de ce que jâappelle une bonne hygiĂšne numĂ©rique.
đ Une pratique responsable, inclusive, et durable de nos outils numĂ©riques.
Comme sĂ©curiser un mot de passe ou Ă©viter un phishing, rendre lâinformation accessible Ă tous devrait ĂȘtre une Ă©vidence.
Car soyons clairs : un site ultra-sĂ©curisĂ© mais inutilisable par 15 % de la population, câest un site ratĂ©. Un PDF signĂ© Ă©lectroniquement mais illisible par un lecteur vocal ? RatĂ© aussi. Et une application mobile designĂ©e Ă fond mais inutilisable au clavier ? Pareil.
đ§č Une obligation, pas une option
Le RGAA (RĂ©fĂ©rentiel GĂ©nĂ©ral dâAmĂ©lioration de lâAccessibilitĂ©) encadre lĂ©galement cette exigence pour les services publics et assimilĂ©s. Mais au-delĂ de la loi, il y a une logique dâĂ©thique et de bon sens : si vous crĂ©ez un contenu numĂ©rique qui exclut 10 Ă 20 % des utilisateurs, câest un problĂšme.
Et ce problÚme est évitable.
đŹ LâaccessibilitĂ©, câest aussi une dĂ©marche humaine
Il ne sâagit pas de âcocher une case RGAAâ, mais de changer de posture :
- Se demander « Qui va lire ça ? Qui pourrait ĂȘtre exclu ? »
- Penser Ă tous les publics, y compris les seniors, les personnes dyslexiques, les utilisateurs de lecteurs vocaux, ceux qui naviguent au clavier, ceux qui ont besoin dâune version simpleâŠ
- Travailler ensemble entre les designers, les développeurs, les rédacteurs, les chefs de projet et les communicants.
đ Bref : lâaccessibilitĂ©, câest une culture Ă diffuser, pas une contrainte Ă subir.
(…)
âïž 7. AccessibilitĂ© numĂ©rique : ce que dit la loi (et pour qui câest obligatoire)
Tu te demandes si lâaccessibilitĂ©, câest juste pour les sites des mairies et des ministĂšres ?
Et bien non. Depuis quelques annĂ©es, la loi a Ă©largi son pĂ©rimĂštre, et tu pourrais ĂȘtre concernĂ© sans le savoir.
đ§ Qui est lĂ©galement obligĂ© de respecter le RGAA ?
Depuis le dĂ©cret n°2019-768, l’obligation dâaccessibilitĂ© numĂ©rique sâapplique aux entitĂ©s suivantes :
- Les organismes publics (ministÚres, mairies, établissements publics, etc.)
- Les entreprises privées qui exercent une mission de service public
- Les entreprises privĂ©es avec un chiffre d’affaires > 250 millions âŹ
- Les organismes dâintĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral (santĂ©, Ă©ducation, culture, etc.)
đ Si tu es dans lâun de ces cas, tu dois rendre tes services numĂ©riques accessibles et publier une dĂ©claration de conformitĂ© RGAA.
đ Que contient une dĂ©claration de conformitĂ© RGAA ?
- La version du RGAA utilisée (actuellement 4.1)
- Le niveau de conformité atteint :
- â Totalement conforme
- â ïž Partiellement conforme
- â Non conforme
- Un plan dâaction sur 3 ans + plan dâamĂ©lioration annuel
- Un moyen de contact pour signaler un problĂšme
đ Tous ces Ă©lĂ©ments doivent ĂȘtre accessibles depuis le pied de page de ton site, avec une mention claire du type :
« Accessibilité : ce site est partiellement conforme au RGAA 4.1 »
đŹ Et si je ne fais rien ?
- â Mise en demeure possible (par la DINUM)
- â ïž Risque de sanctions
- đ€ Signalement au DĂ©fenseur des Droits
- đł Surtout : une mauvaise image publique
đŹ Et si je ne suis pas concernĂ© par la loi ?
Bonne nouvelle : tu peux quand mĂȘme tâengager volontairement !
- Pour lâimage de ton entreprise
- Pour le confort de tes usagers
- Pour la qualité globale de tes outils numériques
(…)
đ Conclusion â LâaccessibilitĂ©, câest une culture, pas une case Ă cocher
LâaccessibilitĂ© numĂ©rique, ce nâest pas juste du RGAA. Ce nâest pas un plugin magique Ă installer sur ton site. Ce nâest pas une rustine de derniĂšre minute.
Câest une posture, une dĂ©marche volontaire, un choix de sociĂ©tĂ©.
Un monde numĂ©rique plus accessible, câest un monde plus juste.
đč Site, document, code, tableau, message⊠tout peut ĂȘtre rendu plus accessible.
Et si tu veux commencer aujourdâhui, rappelle-toi :
LâaccessibilitĂ©, comme la sĂ©curitĂ©, ce nâest jamais parfait. Mais chaque pas compte.
